Joyeux automne, les Hobbits !

Salut, toi !

Tu sais quoi ? On est en automne ! Et ça, c’est une excellente nouvelle. La nature va changer de couleur ; le vert, le jaune, le orange et le marron vont se mélanger pour montrer des paysage sublimes. On va pouvoir aller chasser les noix et les châtaignes. On va pouvoir s’enrouler dans un plaid avec un chocolat chaud pendant que la pluie bat contre la fenêtre. On va pouvoir porter des pulls, des bonnets et des écharpes. ENFIN !

21951425_891114774372651_2090238918_o

L’automne, c’est ma saison préférée. C’est celle que j’attends chaque année avec le plus d’impatience et celle où je m’éclate le plus, où j’ai envie de faire plein de choses et où tout m’inspire. Et pour bien commencer, je suis allée me ballader en forêt. C’était magnifique ! Les feuilles étaient encore vertes mais le sol était déjà couvert de feuilles brunies, et j’ai pu ramasser une bonne poignée de noisettes, des jolies branches et des feuilles que j’ai coincées entre les pages d’un livre pour les aplatir. J’ai ramené tout ça chez moi, comme ça j’ai l’automne dans ma maison !

21951503_891114747705987_839227915_o

Mais en cette période, il n’y a pas que l’automne qui se fête. Le 22 septembre, c’est aussi l’anniversaire de Bilbon et Frodon ! L’occasion de fêter les Hobbits dans le monde entier, et plus largement notre passion pour l’univers de Tolkien. Je n’ai pas revu tous les films, ni repris la lecture des livres, ni mangé sept repas dans la journée, et encore moins bu et dansé jusqu’au bout de la nuit. Je ferai ça plus tard. Par contre, j’ai croisé  des jolis champignons, et j’ai pensé très fort à mes chers Hobbits ! D’habitude je ne les repère jamais (les champignons, pas les Hobbits) donc j’étais contente d’avoir vu ceux-ci ! Ils sont beaux, hein ? (Me demandez pas de les identifier. Je peux déjà vous dire que c’est des champignons, faudrait pas trop en demander non plus !)

21931670_891114737705988_189278300_o21931611_891114831039312_844835657_o21981732_891115177705944_470298957_o

En bref : vive l’automne, vive la forêt, vive les châtaignes et les champignons.  Dis, tu aimes l’automne, toi ?

À très bientôt pour de nouvelles Chroniques d’Octobre !
~ Mrs Lobelia

Publicités

De l’action en monosyllabes

Salut, très cher visiteur !

Tu sais, j’ai eu très peu de temps pour moi dernièrement. Mais j’en ai quand même eu un peu, et entre autres choses, je l’ai occupé en regardant des séries. Parce que j’adore ça : déconnecter mon cerveau, mettre mes mains en « automatique » sur un projet de tricot, et m’enfiler des saisons entières de séries. Aujourd’hui, je vais te parler de deux d’entre elles que j’ai regardées récemment.

strike1

T’as entendu parler des policiers écrits par J.K. Rowling sous un pseudonyme (pour info, Robert Galbraith) ? Les enquêtes de Cormoran Strike ? Si ça se trouve, tu les as même lus, et tu les as adorés. Moi aussi. (Sauf le dernier que j’ai pas encore lu, mais là n’est pas la question.) Lorsqu’une adaptation en série télé de ces romans a été annoncée, j’étais toute contente. Un peu moins quand ils ont montré la tête de l’acteur qui jouerait Strike (pour info, c’est Tom Burke) : trop jeune, et pas vraiment comme je m’imaginais le personnage. Ensuite, tout ça m’est sorti de l’esprit, parce que c’était il y a un moment, mais ça y est, les trois premiers épisodes viennent de sortir !

Ces trois épisodes forment la première saison et reprennent la première enquête de Strike, L’Appel du Coucou. Je les ai regardés d’une traite, et j’ai adoré. Déjà, l’acteur n’a peut-être pas la tête que je m’imaginais, mais il a une bonne gueule cassée comme le personnage est censé avoir. Strike est taciturne, assez froid et antipathique… Et là, le Tom Burke se débrouille comme un chef. Il rend parfaitement le personnage tel qu’il est censé être, sans en faire trop ni pas assez. Chapeau bas. Ensuite, pour ce qui est de la relation entre Strike et Robin, là aussi, j’ai retrouvé le livre : assez distants, pourtant sur la même longueur d’ondes, ni l’un ni l’autre ne sait comment se comporter, le Strike n’étant pas aidé par son caractère naturel… Bref, tout gris et tout flou, comme dans le livre. Chapeau bas, encore une fois. Quant à l’enquête, pas de surprise, quelques raccourcis qui sont néanmoins normaux quand on passe d’un format roman à une version filmée de 3h.

Si tu as aimé le roman, n’hésite pas à foncer sur ces épisodes, parfaitement réussis à mon humble avis, d’autant que recréer des personnages et une ambiance aussi singuliers, ça n’est pas une mince affaire.

chuck.png

Ça te dit, une série sympathique avec des espions ? Je suis en plein revisionnage de Chuck, une série que j’avais adorée à sa sortie et que j’avais envie de me refaire. D’autant plus qu’apparemment je m’en souvenais pas du tout.

C’est l’histoire de Chuck Bartowski, membre vénérable de l’équipe de réparation informatique d’une chaîne de magasins d’électroménager (et autres), et parfait loser pour ce qui est des autres aspects de sa vie. Un jour, un ancien camarade d’université, devenu espion, lui envoie par mail un superordinateur top secret du gouvernement qui se grave dans sa mémoire avant d’être complètement détruit. Dès que ça se sait, on lui envoie deux gardes du corps espions (dont une blonde toute jolie qui sera sa copine pour la couverture mais en vrai non donc le Chuck est déçu) et s’ensuivent toute une série d’aventures d’espionnage.

Ce qui me plaît dans cette série, c’est qu’il y a à la fois de l’action et de l’intrigue avec des vrais méchants et tout, mais elle a en plus le côté rafraîchissant de personnages qui n’ont rien à voir avec l’espionnage (Chuck, par exemple, mais aussi tous ses potes qui ignorent qu’il est espion), complètement décalés par rapport au sérieux de l’intrigue. Ces deux aspects se complètent étonamment bien, pour au final former une série dont on se fait les épisodes comme on se fait un paquet de chips : d’une traite. (Si besoin, remplacez « paquet de chips » par un élément qui vous parle davantage.)

 

Si tu as toi aussi du temps à occuper, essaie donc Strike ou Chuck ! Si tu n’as pas de temps à occuper, note ces noms pour plus tard. Et reviens m’en dire des nouvelles.

À la prochaine pour d’autres Chroniques d’Octobre !
~ Mrs Lobelia

Autumn is knitting

Bonjour, toi !

Tu sais que j’aime beaucoup l’automne ? Que j’adore la laine ? Et qu’hier soir, je n’avais rien à faire ? Bon, maintenant tu le sais.

Et bien, alors que je voyageais dans le merveilleux royaume d’Internet, dans la contrée de Ravelry, j’ai découvert un truc tout choupinou que j’ai immédiatement voulu tester. Il s’agit d’un patron gratuit proposé par Tiny Owl Knits, qui propose de faire des bagues en tricot feutré à la main : les heartfelt rings ! Et en plus, elle a fait une vidéo où elle explique tout bien comment c’est facile à faire. Du coup, zou. J’ai tenté.

20170831_125417

Le principe est simple : avec de la laine 100% naturelle et non lavable en machine, on tricote un petit (gros) tube, on brode le motif, puis on mouille avec un peu de savon, on frotte entre ses mains pendant un moment, et on a des jolies bagues en laine feutrée !

Sauf que j’ai pas fait exactement comme elle : déjà, j’ai pas fait des petits coeurs, parce que c’est quand même vachement moins mon truc. Ensuite, j’ai brodé mes motifs après avoir déjà feutré un peu la bague, sinon il m’aurait été impossible de faire ces motifs un peu plus complexes. Et puis, j’ai pas utilisé la même taille d’aiguilles qu’elle, mais on s’en fiche parce que de toute manière c’est feutré. Pour info, la laine que j’ai utilisée pour le marron est de la Lima de Drops, une marque super pas chère qui fait des fils en laine 100% naturelle et généralement non traités superwash (ça passe pas en machine, mais ça feutre hyper bien et ça fait moins mal à la planète) ; la blanche et la orange sont des laines que j’ai filées.

20170831_124826

(Ici tu vois les bagues en douze fois plus grosses qu’en vrai, c’est super moche mais au moins tu vois bien les jolis motifs.)

Et sinon, je me suis aussi fait un marque-page. J’ai utilisé un fil dentelle (super fin, de chez Drops encore une fois) et un point de dentelle facile que j’ai trouvé joli. Je l’ai tricoté sur une petite longueur, et voilà le résultat !

20170831_130118

Il est beau, hein ? Et mes bagues, elles sont belles, hein ? J’aime bien tricoter, l’automne. Ça donne plein de chouettes idées, tu trouves pas ?

Je te retrouve bientôt pour de nouvelles Chroniques d’Octobre !
~ Mrs Lobelia

Des citrouilles et des livres

Salutations, toi qui viens me lire !

Au vu du nom de ce blog, te doutes-tu que j’aime l’automne ? J’aime l’automne. Autre fait à prendre en compte : mon mojo lecture est de retour ! Après sans doute des années à ne plus parvenir à me plonger dans un roman (snif), voilà que je dévore des pavés pour mon petit déjeuner.

À ces deux faits, ajoutons l’événement qui vient d’arriver : le Pumpkin Autumn Challenge (clique, tu verras toutes les infos !), un challenge lecture sur trois mois pour bien se plonger dans les ambiances d’automne. À ton avis, j’ai mis combien de secondes à ne pas hésiter à me lancer dans l’aventure ?

Après moultes tergiversations avec moi-même, je me suis mise d’accord sur une liste de livres. Forcément, j’ai pris les trois menus, et forcément, j’ai mis plein de livres dans chacun de ces menus. Étant donné que je retrouve tout juste (et avec joie) le plaisir de la lecture, je n’ai pas voulu me restreindre pour finalement perdre l’envie de participer. J’ai donc fait une sélection trèè[…]ès large, histoire de toujours avoir quelque chose qui me tenterait. Je me fixe l’objectif de lire au moins un livre par thème pour valider un menu, quitte à en lire plus si j’en ai le temps ou l’envie !


automnefrissonnant

AUTOMNE FRISSONNANT

▬ Hurlons dans les bois

Les thriller, l’angoisse, c’est pas tellement mon truc. Non pas que je déteste ça, mais ça n’est simplement pas un genre qui m’attire particulièrement. Donc forcément, dans ma bibliothèque, j’en ai peu… Par contre, j’ai du Lovecraft, parce que Lovecraft c’est bien, donc Lovecraft se devait d’avoir une place dans cette sélection ! Quant à la fameuse Sophie A-M (non, pas la Sophie du matin), je me souviens avoir adoré ses Tara Duncan (du temps où je suivais encore la sortie de ses tomes…), et bien que le style de La Danse des obèses soit complètement différent, je suis curieuse de voir ce qu’elle en a fait !


Celui qui chuchotait dans les ténèbres
de H.P. Lovecraft

La danse des obèses
de Sophie Audouin-Mamikonian

▬ La Crypte des Morts-Vivants

Ici, on retrouve Orgueil et préjugés et zombies, qui traîne dans ma PàL d’amoureuse de Jane Austen depuis un moment. J’ai aussi rajouté Frankenstein, parce que c’est l’occasion de m’y mettre, et La Bête du Gévaudan, parce que c’est pas si loin de chez moi, que cette légende m’intrigue, et que ça me fait une lecture commune avec une coupine !


Orgueil et préjugés et zombies
de Jane Austen et Seth Grahame-Smith

Frankenstein
de Mary Shelley

La bête du Gévaudan
de Louis Michel

automnedouceurdevivre

AUTOMNE DOUCEUR DE VIVRE

▬ Creepy, Spooky Halloween

Là j’ai mis un peu de tout. Le Faucheur est un roman du Disque-Monde que je n’ai pas encore lu, et en tant que fan inconditionnelle sur sieur Pratchett (et de la Mort, il est méga cool), je lui ai trouvé une petite place bien au chaud dans cette liste. Sacrées Sorcières est un roman qui, je pense, se lira vite et m’offrira une lecture agréable. Et pour ce qui est de Sherlock Holmes, il traînait lui aussi miséreusement dans ma bibliothèque, attendant l’occasion parfaite de faire sa sortie !


Le Faucheur
de Terry Pratchett

Sacrées Sorcières
de Roald Dahl

Sherlock Holmes : la Vallée de la Peur
de Sir Arthur Conan Doyle

▬ « Fall » in love

Je ne suis pas du tout du genre à lire de la romance, ni des petites histoires bien douillettes. Peut-être même moins que du thriller… Du coup, là, j’ai dû bien me creuser le crâne. Puis je me suis souvenue que, honte à moi, je n’avais pas encore lu mon histoire préférée de Jane Austen. Et que honte à moi, je n’avais pas encore lu cette fameuse adaptation d’Orgueil et Préjugés que j’adore. Je me prépare donc à réparer ces deux faiblesses pour enfin rétablir mon honneur de lectrice.


Northanger Abbey
de Jane Austen

Le journal de Bridget Jones
de Helen Fielding

automneenchanteur

AUTOMNE ENCHANTEUR

▬ Légendes d’ici et d’ailleurs

Je suis une très fervente lectrice de contes. Grande amatrice de fantastique, comment résister à ces histoires pleines de magie et de sagesse qui peuplent les cultures depuis l’aube des temps ? Du coup, je vais lire plein de contes. Ceux de Tolkien, que j’ai hâte de découvrir (mais dont je redoute le style d’écriture), ceux des pays celtiques (coucou les Korrigans !), et ceux d’Islande, dont je connais finalement très peu la culture.


Contes et légendes inachevés
de J.R.R. Tolkien

Contes populaires des pays celtiques
de Gérard Lomenec’h

Contes populaires d’Islande
de Régis Boyer

▬ Féérique Citrouille, Bibbidi-Bobbidi-Boo !

Encore un thème qui me parle énormément, et que j’avais envie de remplir à fond ! J’y ai donc rassemblé Faërie, qui me fait de l’oeil depuis un sacré bout de temps, le sacripant, Le Peuple des Minuscules, que j’ai trouvé récemment et totalement par hasard, et les Promenades au pays des Hobbits, parce que j’aime la Comté et que j’ai envie de découvrir ses paysages encore et encore et encore.


Faërie
de Raymond E. Feist

Le Peuple des Minuscules
de Steve Augarde

Promenades au pays des Hobbits
de Jean-Rodolphe Turlin

Bon, ça fait quand même pas mal beaucoup de livres, ça. J’ai de belles soirées lecture devant moi, pour ces trois prochains mois ! Vous participez, vous, au Pumpkin Autumn Challenge ?
(Est-ce que j’ai dit que j’avais super hâte ?)

À très bientôt pour de nouvelles Chroniques d’Octobre !
~ Mrs Lobelia

Le régime laineux

Bonjour les biquets !

La rentrée est là, et la rentrée c’est quoi ? Une nouvelle occasion de se mettre aux bonnes résolutions !

Je tricote depuis des années, j’aime la laine et les moutons. Je suis malheureusement atteinte d’une addiction aux pelotes de laine toutes douces (ou pas) et pleines de couleurs, qui résulte au fil (haha le jeu de mots) des années en un stock immense de pelotes de laine toutes douces (ou pas) et pleines de couleurs. Qui bien évidemment grandit plus vite que je ne tricote. (Et qui, soit dit en passant, menace à tout moment de dépasser mon stock de livres.) Et c’est là que vient la joyeuse bonne idée : et si, au lieu d’acquérir continuellement un nouveau stock de laine, je tricotais celle que j’ai déjà ?

Sans titre 1.png

Pour ce régime laineux, j’ai donc mis au point cette solution : chaque objet tricoté, en fonction de ce dont il s’agit, me rapportera un certain nombre de points ; ces points me permettront ensuite de m’autoriser des achats de laine !

Voici mon barème :

Pull ou gilet 6 pts
Châle ou étole (fingering) 4 pts
Écharpe ou châle (autre) 3 pts
Chaussettes 2 pts
Bonnet, mitaines ou gants, col 1 pt
Autre < 50g 1 pt
Autre 50 – 200g 2 pts
Autre > 200g 3 pts

Ce barème est très strict, mais normalement il devrait me permettre de perdre quelques bons kilos laineux ! Pour l’instant, j’en suis au score parfaitement honorable de zéro points. Bon, il faut juste que je m’y mette, quoi…

Chaque tranche de 10 points m’autorisera l’achat de 100g de laine, mais je me retiens de toute fuite de porte-monnaie jusqu’à octobre, mois de mon anniversaire, pour un achat de folie !

La résolution est prise, maintenant il n’y a plus qu’à s’y tenir… Allez zou cocotte ! Dites, vous pensez que je peux y arriver ?

À bientôt pour une nouvelle Chronique d’Octobre !
~ Mrs Lobelia

A Year in the Clichés

Salutations !

Il y a quelque temps, j’ai lu A Year in the Merde, de Stephen Clarke. Et j’ai deux ou trois choses à en dire.

a-year-in-the-merde

A Year in the Merde (en Français, God save la France, mais je l’ai lu en Anglais, parce que quand on parle Anglais, il faut bien pouvoir se la péter un peu), publié en 2004, c’est l’histoire de Paul West, Londonnien jusqu’au bout des chaussures, embauché pour un an à Paris afin de travailler sur l’ouverture d’une chaîne de salons de thés. On va donc le voir découvrir la culture et les traditions françaises du début des années 2000, avec des bonnes vannes autant sur les Français que sur les Anglais.

Et bien que ce fut une lecture globalement agréable, surtout au début, il y a un certain nombre d’éléments qui l’ont rendue plutôt laborieuse à la longue, et qui ont finalement un peu gâché ce roman à mes yeux.

Sans titre 2.png

DE L’HUMOUR, HAHA

Premier point, l’humour. Sachez-le, ce livre est drôle. Que ce soit par les événements racontés, le décalage entre l’Anglais et les Français, le style de narration de l’auteur et ses commentaires acerbes sur nos concitoyens, c’est vrai qu’on rigole pas mal. Quand il tente de retranscrire notre accent abomifreux, par exemple, c’est parfaitement bien vu, et rudement efficace. (Oui, je ricanais toute seule devant mon bouquin, à ce moment-là). Et puis, au fil du livre, l’humour se met à tourner en rond. Toujours le même style de vannes, toujours la même condescendance dans la narration. Ce ton piquant, mi-blasé mi-critique, perd peu à peu de sa saveur. Si bien que vers le milieu du roman, ça commençait déjà à me fatiguer…

COUCOU LES CLICHÉS

En point central de cet humour, on retrouve les clichés. L’auteur en est fier, l’Institut National des Statistiques Littéraires de la BNF a jugé son livre à près de 65% de véracité (il le dit ici). Comme quoi, il a raison de dire ce qu’il dit : il y a des crottes de chiens dans tout Paris ; dans les bars Parisiens, les serveurs sont pressés et absolument pas sympathiques ; tous les Parisiens vont s’acheter une maison à la campagne. Attendez… Mais oui, il semble bien que l’auteur, ou son personnage du moins, ait été pris en flagrant délit d’amalgame ! Ne saviez-vous donc pas que tous les Français étaient Parisiens ? (Oui, là c’est la provinciale qui rage.) Autant dans les clichés plus généraux (l’accent moisi, l’amour inconditionnel pour toute forme de grève ou de protestation…), je reconnais mon entourage ou moi-même, autant je ne m’identifie pas du tout aux clichés parisiens, trop souvent étiquetés de français, et omniprésents dans ce livre. Quant aux personnages, mis à part Paul West, l’Anglais, ils correspondent tous ni plus ni moins à un archétype bateau, auquel on a donné un nom tout aussi bateau (il ne croise que des Stéphanie, des Nicole, des Jean-Marie… où sont donc passés Kevin et Jessica ?). Bref, tout au plus des prétextes pour le personnage de balancer quelques clichés supplémentaires.

LA BAFFE, C’EST SUR PLACE OU À EMPORTER ?

Parlons-en, d’ailleurs, de Paul West. Pourquoi est-il venu en France, déjà ? Pour travailler sur une chaîne de salons de thés. Pourquoi a-t-il accepté le poste ? Quelle question, pour les Françaises, pardi ! Dès ses premiers pas en France, le personnage se met en quête d’une partenaire sexy et bienveillante,  pour « teach me le french please » et plus si affinités, mais qui ne lui prenne pas trop la tête, quand même. Quand il rencontre une femme, ses premières réflexions sont sur son apparence, et le pourcentage de chances qu’ils finissent tous les deux dans le même lit. Quand il sort, c’est pour chercher des femmes. Quand il s’asseoit en terrasse d’un café, c’est pour regarder passer les femmes. L’Anglais souhaite multiplier les conquêtes, mais attention, il ne faut pas qu’elles commencent à parler de politique, non mais oh. Bref, cet homme est un vil phallocrate. (Oui, là c’est la féministe qui rage.) Et là me vient une question : ce roman se situant entre la fiction et l’autobiographie, l’auteur est-il réellement comme ça ? Ou s’agit-il d’un trait qu’il a ajouté à son personnage ? Quoi qu’il en soit, Paul West, je l’aurais bien baffé une ou deux fois. Voire trois.

MAIS OÙ EST PASSÉE L’HISTOIRE ?

Comme je viens de le dire, ce récit se situe entre la retranscription d’une aventure vécue par l’auteur, et la fiction de cette réécriture sous la forme d’un roman. Il se situe aussi à la limite entre un récit d’ « observation », se contentant de rapporter les remarques du quotidien sur les différences entre Anglais et Français, et un récit plus fictionnel, avec une intrigue, des personnages… Malheureusement, à part Paul West (et encore), les personnages ont autant de profondeur qu’une cuillère à café (ou à thé, histoire de rester dans le contexte), donc construire une histoire là-dessus, c’est pas gagné. Au final, il ne se passe rien. De temps en temps, on aperçoit au loin une bribe d’intrigue filante, on fait le vœu de la voir se développer un peu… Mais non. Ce n’est qu’à partir de l’avant-dernier chapitre que des éléments se recoupent, se mettent en place, et deviennent intéressants. Manque de bol, tout retombe d’un coup, aussi flasque qu’une jelly bien british, parce que bon, il faut bien le finir, ce roman…

Sans titre 2

Avec A Year in the Merde, je m’attendais à quelque chose de drôle, léger, agréable… Je n’en avais entendu que du bien, sacrebleu ! Malheureusement, passés les premiers chapitres, les choses tournent en rond, ne se développent pas, et le personnage particulièrement agaçant qu’est Paul West m’a insupportée de plus en plus au fil de ma lecture, si bien que j’avais hâte d’en finir avec lui. D’ailleurs, d’autres romans ont suivi ce premier tome, je ne les lirai pas. (Cependant, je conseille ce livre aux lecteurs qui cherchent à lire en Anglais : le vocabulaire est simple, le style est direct, le roman n’est pas trop long, ça peut être éventuellement être une bonne lecture.)

Et vous, vous avez lu A Year in the Merde ? Vous en avez pensé quoi ? Si non, n’hésitez pas à le lire pour vous faire votre propre avis !

À la prochaine pour une nouvelle Chronique d’Octobre !
(peut-être moins fielleuse cette fois-ci, héhé…)
~ Mrs Lobelia

Une chouette soirée

Salutations, voyageurs et voyageuses, et bienvenue aux Chroniques d’Octobre !

L’été touche à sa fin, et on en arrive à cette période fatidique où l’on croule sous les choses à faire, tout en passant ses journées à tourner en rond. Enfin, pour ma part en tout cas. C’est un peu la raison pour laquelle a été ouvert ce blog : pour occuper mes journées creuses à vous parler de ce qui les remplit ! Et il y en a, des choses… J’ai principalement envie de vous parler de livres, pourquoi pas de films et séries, ainsi que de mes nombreuses expériences créatives : tricot, filage, teintures et autres aventures laineuses. En fait, j’y parlerai surtout de ce que je veux, parce que c’est mon blog, na.

sweden-123784_1920.jpg

L’autre soir, j’ai passé une chouette soirée. Il y avait des héros, des princesses, des flammes et tout ! Bon, rien de très épique en soi : il s’agissait d’une promenade au bord d’un lac, la nuit, avec une conteuse (et d’autres gens) et des flambeaux. Et c’était vraiment bien ! Imaginez : à la tombée de la nuit, tout un petit groupe se lance sur un petit chemin longeant un lac. On commence à allumer les flambeaux, dont les flammes nous réchauffent (il fait frisquet quand même), nous éclairent (pas un lampadaire dans les environs) et se reflètent dans l’eau calme. Au-dessus de nous, les arbres masquent le ciel pas étoilé (trop de nuages, ce soir) et nous plongent dans une ambiance mystique. Là, la conteuse s’arrête, se tourne vers nous qui nous installons à ses pieds, tout autour d’elle. Éclairée par la seule lumière de nos flambeaux, elle commence à nous raconter des histoires fabuleuses…

Bon, il faut enlever du tableau la myriade de marmots qui gigotent dans tous les sens, les parents qui morigènent lesdits marmots avec force « chut calme-toi », « assieds-toi correctement », « tiens ton flambeau droit ça coule partout » et autres « arrête d’embêter ta sœur », ceux qui te doublent en trombe avec leur poussette pour arriver plus vite à la tête de la procession (ont-ils trop peur de former l’arrière-garde du groupe ?), et le petit air frais qui picote le bout des doigts. Mais une fois abstraction faite de ces éléments, je vous assure que c’est toute une ambiance hors du monde, une expérience fabuleuse !

D’ailleurs, rien ne vous empêche de faire la même chose chez vous, chers amateurs d’histoires. Trouvez un joli coin, un peu perdu (mais pas trop quand même), rassemblez quelques amis et une sélection de contes, une poignée de flambeaux, et vous y serez, dans cette ambiance hors du monde ! Croyez-moi, vous ne serez pas déçus. Allez zou, vous attendez quoi ?

À très bientôt pour une nouvelle Chronique d’Octobre !
~ Mrs Lobelia